Keti koti: herdenken of vieren?

Keti Koti : commémorer ou célébrer ?

Dayenne Denneboom

Un débat existe sur la question de savoir si l'abolition de l'esclavage, ou Keti Koti, doit être célébrée ou commémorée. Dans cette chronique, vous lirez mon point de vue sur ce débat. Faut-il célébrer ou non ? Faut-il commémorer ou non ?

Depuis que je me souvienne, je sais que le 1er juillet est commémoré ou célébré l'abolition de l'esclavage, car l'abolition de l'esclavage a eu lieu le 1er juillet 1863. Il est donc naturel pour la plupart des Surinamais de commémorer ou de célébrer ce jour.
Il y a un débat pour savoir si l'abolition de l'esclavage doit être commémorée ou célébrée.
À mon avis, nous devrions ce jour-là commémorer ET célébrer Keti Koti, car c'est un privilège de vivre aujourd'hui en tant que descendants libres d'esclaves. Nous pouvons et devons donc nous arrêter solennellement sur les événements du passé, mais en tant que descendants d'esclaves, nous pouvons aussi célébrer que l'esclavage physique est une chose du passé et que nous ne vivons pas sous le joug du katibo, c'est-à-dire de l'esclavage.
Je trouve cela merveilleux de voir la plupart des gens se rendre au travail en costumes traditionnels ou assister aux diverses festivités ce jour-là. Ce jour-là, je n'ai jamais travaillé, car c'était et c'est toujours un jour férié au Suriname. Par principe, je prends congé !
De même que je ne travaille pas le jour de mon anniversaire, je ne veux pas travailler ce jour-là. Prendre congé fait également partie de la commémoration et de la célébration de l'abolition de l'esclavage.
De plus en plus, j'entends des gens réaliser qu'ils doivent prendre congé le 1er juillet. Quelqu'un a même dit qu'elle échangeait le 1er juillet avec le 5 décembre, jour où Saint Nicolas est célébré aux Pays-Bas. Je ne me suis jamais penché sur la fête de Saint Nicolas et je ne sais pas pourquoi elle est célébrée, mais c'est un autre sujet et je vais donc m'en tenir là.
Je parle en effet de la commémoration et de la célébration de l'abolition de l'esclavage physique.
Ce jour-là, je prends toujours un moment pour essayer de me demander ce que mes ancêtres ont dû ressentir ce jour-là. Comme je le sais par les leçons d'histoire, les récits et les livres, cela ne les a pas beaucoup touchés, car ils ont dû continuer à travailler pendant encore 10 ans. Alors, pourquoi être heureux le 1er juillet 1863 ? Après 1873, on avait le droit d'être heureux et de se sentir quelque peu libre.
Et pourtant, je trouve important de s'arrêter le 1er juillet sur l'abolition écrite de l'esclavage physique.
Tout début a une fin, et il en est de même pour l'esclavage.
Alors, les gens, je vous dis : « Keti Koti ; commémorer ET célébrer la rupture des chaînes »

© Dayenne Denneboom
Samedi 16 juillet 2011

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