De film Dear White People

Dear White People, une satire de visages noirs dans un environnement blanc

Mireille Liong

Vendredi dernier, le film Dear White People a été lancé dans un nombre restreint de cinémas dans quatre grandes villes américaines, dont New York. Un film satirique du jeune réalisateur Justin Simien, qui a déjà remporté plusieurs prix et a été nommé par le magazine professionnel Variety comme l'un des 10 réalisateurs les plus prometteurs. Plus qu'une solution au racisme, son objectif avec ce film était d'engager une conversation sur le racisme dans l'ère post-Obama.

Dear White People

Le film se déroule sur un campus prestigieux de la fictive université Winchester de l'Ivy League où les esprits s'échauffent peu à peu autour d'une fête d'Halloween "Noire" organisée par des étudiants blancs.

Le cadre est parfait pour mettre en lumière, littéralement, presque tous les stéréotypes possibles. Contrairement à ce que l'on pourrait penser avec un titre comme "Dear White People", les stéréotypes noirs sont également abordés. Ce qui rend le film brillant, c'est qu'il ne s'agit pas des stéréotypes dont on nous rabat toujours les oreilles. Ce sont les stéréotypes que nous, les personnes noires, reconnaissons, qui, en conflit ou non, mènent des conversations magistrales qui sont non seulement hilarantes mais ont aussi un contexte historique et sont souvent provocantes.

De Coco (Teyonah Parris), la jeune fille noire qui ne peut s'empêcher de laisser ses longs cheveux lisses tressés en paix et qui préfère ne pas avoir d'homme noir, à Sam (Tessa Thompson), l'actrice principale métisse qui est constamment en conflit avec elle-même. Elle "sort" avec un garçon blanc et est fan de Taylor Swift, mais n'ose pas l'admettre ouvertement, craignant de ne pas être assez noire.

Personne n'est épargné par un sentiment d'inconfort en regardant ce film, surtout lorsqu'il atteint son apogée lors de la fête où des étudiants blancs, le visage peint en noir, se trémoussent sur de la musique hip-hop. Un moment d'apprentissage possible pour les Pays-Bas afin de voir les fêtes avec des visages maquillés en noir et des perruques afro sous un autre jour.

Le casting est tout simplement fantastique. Il n'y a aucune faiblesse, mais si vous me demandez, Teyonah Parris, qui joue Coco, est la vedette. Une actrice très forte qui me met le plus mal à l'aise parce qu'elle est si convaincante dans son rôle de surcompensation d'un complexe d'infériorité.

Dans l'ensemble, c'est un super film à recommander qui, si tout va bien, non seulement suscite une conversation sur la race, mais encourage également à réfléchir davantage aux relations raciales.

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés.

Ce site est protégé par hCaptcha, et la Politique de confidentialité et les Conditions de service de hCaptcha s’appliquent.