Grâce à l'invitation colorée que Marcel m'a envoyée par WhatsApp, je me suis rendue à La Haye le 10 mai pour l'ouverture du Pavillon Ouvert. Une initiative de West Den Haag, ai-je appris, mise en place pour créer une plateforme d'échange culturel, de réflexion critique et d'expression artistique.
C'était magnifique de voir combien de personnes sont venues pour le dévoilement d'Afaka Kondee, la scène conçue par nul autre que Marcel Pinas. Le sol, peint avec des lettres dansantes de l'écriture Afaka en mosaïque avec des motifs traditionnels Tembe, forme une inspiration colorée et sensorielle dans le cadre majestueux du Lange Voorhout.
André Mosis sur la Scène Ouverte avec son gendre au tambour Apinti.
En se concentrant sur le Suriname – inextricablement lié au présent et au passé des Pays-Bas – la maxime de l'artiste prend vie : « Notre passé est l'avenir de demain. »
Notre passé est l'avenir de demain
Avec Kathleen Ferrier qui a prononcé un discours d'ouverture puissant et passionné, avec un cœur pour l'art et le Suriname, André Mosis qui a démontré la communication avec le tambour Apinti, et un dialogue mené par Fresco Sam-Sin, l'objectif du Pavillon Ouvert a également pris vie.

Katleen Ferrier présidente du Fonds Johan Ferrier
De Fresco, qui a raconté l'histoire de sa forte grand-mère surinamaise qui vend toujours des poupées koto-misie, à Jessy Rahman, qui a décrit comment Erwin de Vries a immédiatement reconnu le Suriname dans son art et a demandé par-dessus son épaule : « Suma na mang Jessy Rahman ? », la scène est devenue un échange coloré d'art, de dialogue et de culture.

Marcel Pinas concepteur du podium Afaka Kondee
Il était fascinant d'apprendre comment le tambour Apinti – un instrument non seulement musical, mais aussi d'une grande signification historique – fut utilisé comme moyen de communication pendant la guerre contre les Marrons. Alors que les soldats néerlandais pensaient pouvoir attaquer parce qu'ils entendaient les tambours, les Apintis disaient en réalité :
« Entourons-les. »
Un moment particulier fut lorsque les artistes Marcel et André découvrirent comment ils s'étaient mutuellement inspirés sans le savoir. André, qui louait Marcel d'avoir ouvert le monde international aux artistes surinamais, fut surpris par la révélation de Marcel : sa propre inspiration était en partie basée sur les connaissances qu'André avait enregistrées à l'Institut Nola Hatterman.

Kathleen Ferrier, André, Mosis, Marcel Pinas, Jessy Rahman et Fresco Sam-Sin
André a raconté que, encouragé par feu Stan Lokhin – un autre grand nom du monde artistique – il s'était plongé dans le Kawina, la musique des Marrons, sur laquelle très peu de recherches avaient été menées à l'époque.

Susi Mosis, fille d'André Mosis, je la connaissais encore de New York. Son livre sur le tambour Apinti sortira en août de cette année.
Pour moi, West Den Haag a atteint son objectif avec cet échange culturel inspirant, entouré d'installations artistiques et colorées et d'artistes qui ont réfléchi magnifiquement mais aussi de manière critique sur le présent et l'avenir.

Madame Pengel, la mère de Guus Pengel. Cette dame de 90 ans, est mon inspiration, je la rencontre très souvent lors d'événements culturels. Qui ne voudrait pas vieillir ainsi ?
Ce fut une belle journée, presque estivale, au Pavillon Ouvert en plein air, au milieu du Lange Voorhout à La Haye. Outre le pain de BRO et un vin pétillant, il y avait, à la manière surinamaise, des glaces pilées.

Si le programme d'ouverture est un prélude à ce qui va suivre, le pavillon sera sans aucun doute un grand succès.
Drs. Mireille Liong est une spécialiste du commerce électronique, écrivaine et photographe qui milite pour l'égalité des droits capillaires. Ses livres 50 Coiffures pour votre Couronne Naturelle et Mauvais Cheveux Déracinés peuvent être commandés dès maintenant. Pour rester informée, suivez-la sur : Chaîne WhatsApp Locs & Stuff.

