Lorsque ma chevelure crépue, après une 3ème application de défrisant, fut à nouveau réduite à une pitoyable parcelle dégarnie au milieu, j'ai résolument décidé de ne plus jamais, au grand jamais, mettre quoi que ce soit de chimique sur ma tête. Je me souviens encore de ce sentiment de tristesse. Cette petite zone martyrisée me fixait tristement dans le miroir. J'ai tout juste pu retenir mes larmes.

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Bien que je n'aie aucune idée de ce que je pouvais faire avec mes cheveux, et encore moins de ce que j'en ferais, ma décision était plus que ferme. Je ne me ferais vraiment plus jamais ça à moi-même, à mes cheveux et à mon cuir chevelu. Assez, c'était assez.
J'avais suivi tous les conseils des coiffeurs ; je devais passer d'un défrisant avec soude à un défrisant sans soude, puis au défrisant pour enfants le plus doux. Je devais aussi passer d'une retouche tous les trois mois à une retouche tous les deux mois et finalement, c'est même devenu toutes les six semaines. Six semaines ! Six semaines ! Chaque cellule de mon corps se rebellait. Ces coiffeurs pouvaient tous aller se faire voir un par un !
Aucun conseil n'avait aidé. C'était clair, car la zone dégarnie revenait invariablement après le défrisage. Aucune des coiffeuses n'avait eu l'idée de dire que mes cheveux ne supportaient peut-être pas les défrisants. Non, une retouche toutes les six semaines serait la solution.
Eh bien, à mon corps défendant, Chemical Ali. Je préférais encore risquer d'être regardée, ridiculisée et montrée du doigt, plutôt que d'exposer encore un seul brin de cheveux sur mon cuir chevelu à une quelconque composition chimique méchante, qui manifestement ne voulait pas le bien de mes cheveux.
Ce fut le début de ma transformation. Bien que ma décision fût prise, j'étais littéralement désespérée. Je ne savais pas comment m'occuper de mes cheveux s'ils n'étaient pas lissés. C'est dommage, n'est-ce pas, que mes racines et moi nous soyons tellement éloignées ? Je me suis demandé si je les avais jamais vraiment bien connues.
Oui, je pouvais démêler mes cheveux et faire quelques tresses à la Fifi Brindacier, mais même moi, je n'osais pas sortir avec ça. Les séparations étaient "rue du coude tordu" et elles partaient aussi dans tous les sens. Maintenant, je me demande combien d'entre vous reconnaissent cette situation ?
À suivre...
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