
Pour le livre "Suriname Bekend(t)" (Suriname Connu(e)) dans lequel le photographe Raul Neijhorst met en lumière 75 Surinamais exceptionnels et célèbres, j'ai dû, en tant que l'une des personnes sélectionnées, révéler un secret. Étant donné que très peu de gens savent que j'écris parfois des poèmes, j'ai pensé que ce serait amusant de le dévoiler. Je n'avais aucune envie d'un "Les roses sont rouges, les violettes sont bleues" standard.
Un autre problème était que les petits poèmes que j'avais écrits enfant pour la fête des pères et des mères étaient introuvables. Mon père me les avait envoyés quand je vivais à Amsterdam, mais ils n'ont pas fait le voyage jusqu'à New York lors de mon déménagement. Pourquoi ne pas écrire un nouveau poème, ai-je pensé, sur le présent. Un véritable défi, car à part "Un poème pour ma mère : Hertha", sur lequel j'ai vraiment dû beaucoup réfléchir, je n'ai jamais rien publié.
Heureusement, ce sujet n'était pas si délicat. En fait, j'ai trouvé ça plutôt amusant à faire. J'aime New York et j'espère donner une petite idée de la vie ici. Voici donc, spécialement pour Raul Neijhorst et son magnifique projet Surinamais Exceptionnels, ce poème. Avec mes remerciements à Marjorie, Guus Pengel et Ruth San qui l'ont relu et m'ont envoyé leurs commentaires par e-mail.
Aimez-vous le poème ou écrivez-vous de la poésie vous-même ? Envoyez-le à info arobase kroeshaar point com.
En tant que Surinamais loin de chez moi
Je me sens perdu, mais aussi chez moi
Dans cette ville vibrante, qui ne dort jamais
Où pourtant beaucoup se réveillent
De rêves non réalisés
Et prennent des chemins différents de ceux prévus
C'est l'inspiration indéniable et inépuisable
L'âme de la ville, le moteur d'une nation
La créativité semble infinie, effaçant chaque frontière
Et fait qu'un mortel continue de tenter chaque minuscule chance
Avec mes racines surinamaises, j'observe, je participe
Mon cerveau explose, je tombe, je me relève, corps et âme fleurissent entièrement
Lire la première partie Une semaine particulièrement excitante pour Kroeshaar
Un jour, j'espère pouvoir tout expliquer
Mais il y a tellement de choses à voir et à dire sur New York qu'on ne peut jamais tout exprimer.
Pourtant, je rêve de rentrer, d'être de retour au Suriname
Le pays où mes parents, Hertha et Daisy, se sont rencontrés
C'est à eux que je dois ma richesse
D'être capable d'embrasser les cultures avec un esprit ouvert
Rien que pour cela, je n'oublierai jamais d'où je viens
C'est pourquoi cela reste mon pays, ma maison, c'est sûr.
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